AGBAKENTA MUSIC CONCEPT

Démarche artistique

La musique de Koumba-Tosh est le fruit d’un travail de recherche permanent unique en son genre, intitulé Agbakenta Music Concept. Il s’agit d’un concept artistique, spirituel et philosophique développé par l’artiste en collaboration avec une vague de jeunes artistes de sa génération dans les villes de Lomé, Cotonou, Tchévié et Sokodè dans les années 80-90.
Fruit d’une alliance entre les sonorités traditionnelles et modernes, les rythmes et orthophonies des dialectes des peuples de l’Afrique de l’Ouest, Agbakenta Music Concept a comme finalité la volonté de contribuer à la lutte menée par nombre d’africains en faveur de la Liberté, de la Justice, de la Paix et de l’Unité Africaine.

Agbakenta Music Concept représente une double fusion. Fusion tout d’abord rythmique puisqu’il regroupe un ensemble de plusieurs rythmes et pulsations traditionnels ouest africains, vecteurs vivants de communication entre les peuples issus du continent. Mais aussi symbolique puisqu’il représente ainsi la ré-union, dans la diversité, des différentes cultures du continent africain ainsi que celles exportées par la diaspora, divisées du temps du colonialisme et de la traite négrière. (En effet, le port dahoméen de Ouidah a été l’un des principaux ports fournisseur d’esclaves vers le nouveau continent, dans le Golf de Guinée, avec le Gabon et la Côte d’Ivoire.)
Ainsi, les différents rythmes constituants Agbakenta représenteraient donc les racines des différents rythmes déportés, par les esclaves, sur les côtes américaines, brésiliennes et caraïbéennes.
Cette vision, établit un lien direct entre les rythmes traditionnels ouest africains et le Reggae, musique de prédilection de Koumba-Tosh ainsi que de toute une génération de jeunes artistes africains des années 80.

Agbakenta s’inscrit ainsi dans le mouvement panafricain initié par les Toussain Louverture, Tovalou Quenom, Marcus Garvey, N’Kruma, Cheik Anta Diop, Lumumba, Mandela, Matthieu Kerekou, Sankara relayés par des artistes emblématiques tels que Fela Kuti au Nigéria, Myriam Makeba, Lucky Dube, Johnny Clegg en Afrique du Sud, Touré Kunda au Sénégal, Alpha Blondy, Serge Kassy, Beta Simon et Tikken Jah Fakoly en Côte d’Ivoire, Adjahoui Hambladji, Polyrythmo, Sagbohan Danielo, Angélique Kidjo, Stan Tohon, les professeurs Gomes et Aguessi au Bénin, et tant d’autres encore…

Le mot AGBAKENTA, lui-même constitué par les initiales des différents rythmes, se décompose ainsi:

  • AAgbadja, Agbéhoun, Adjahoun,…
  • GGoumbé, Gohoun, Gota-tchinkoumé, Gazo,…
  • BBlékété, Bourian,…
  • AAdjogbo, Atompani,…
  • KKaka, Kantata, Kaleta, Kamoun,…
  • EElézo,…
  • NNayabingui,…
  • TTèkè, Toba, Toudji, Tipenti,…
  • AAkpè, Assikpé, Atimehoun,…